On a écouté : Ab-Soul « Do What Thou Wilt (DWTW) »

L’homme de l’ombre de TDE sort enfin de sa cachette.

jeudi 15 décembre 2016, par

Après des années à attendre le successeur de l’excellent « Control System », Ab-Soul, s’est enfin décidé à nous pondre une galette. Le coup de pression public de son boss Top Dawg sur Twitter a dû aider…

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Avec les sorties récentes estampillées TDE de Kendrick Lamar et SchoolBoy Q, Soulo avait intérêt à se mettre au niveau. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le mec n’a pas chômé.

Le MC de Carson met une pression incroyable dès le 1er morceau « RAW (Backwards) ». Putain !

Ne vous attendez surtout pas à des morceaux dansants ni à des refrains entêtants. Non, le gars est sur sa propre planète. Tu le suis ou tu vas te faire foutre. C’est aussi simple que ça.

Tout au long de l’album, l’atmosphère est pesante, sombre et étouffante. On sent un être tourmenté entre ses réflexions profondes sur le monde et ses plaisirs épicuriens. Le mec parle aussi bien d’astronomie, de l’origine de l’espèce humaine, de politique que de son addiction aux drogues, de sa petite amie décédée (la chanteuse Alori Joh) ou encore de son penchant pour les triplettes avec des lesbiennes. Le tout sans concessions.

L’expression de cette complexité est quelque chose que l’on retrouvait notamment chez Eminem (rassurez-vous la comparaison s’arrête là) mais qui est finalement assez peu commune dans le rap game.

« I’m conflicted to my amazement I’m just a maze » (Je suis tourmenté, à mon grand étonnement je ne suis qu’un labyrinthe.)

Ab-Soul est un artiste entier, habité par ses démons mais néanmoins à la recherche d’une certaine paix intérieure. Un être humain en somme. Et il nous livre un album tout à son image.